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lundi 5 février 2018

Rencontre avec Christine Montalbetti autour de Trouville Casino



Jeudi 15 février 2018 à partir de 19h00
Rencontre avec
Christine Montalbetti
autour de son dernier roman
Trouville Casino
(Éditions P.O.L)


 
Le 25 août 2011, un braquage a lieu au casino de Trouville. Mais rien n’est comme d’habitude. Le braquage a lieu en plein après-midi. Le braqueur est seul. Il a 75 ans. Trouville Casino retrace cette étrange journée. S’inspirant d’un fait-divers réel, l’écriture est sans cesse attentive à faire le partage entre les faits auxquels elle a eu accès, les différentes versions qui circulent, les hypothèses, et la part d’invention où s’imaginent les journées ordinaires qui ont conduit à ce geste. Le récit minuté du casse et de la course-poursuite procède par séquences presque cinématographiques, qui tendent le suspense du roman. S’y tressent des évocations de la petite ville de l’Orne dans laquelle habite celui que les flashes d’information finiront par appeler « le malfaiteur », de sa vie à la maison, des paysages qui l’entourent, de la pluie comme des traces d’Histoire, et des petits voyages que la narratrice fait pour nourrir ses descriptions des lieux, dans l’Orne comme à Trouville, avec laquelle elle entretient un lien privilégié. Mais les décors changent vite, et le roman parle aussi de ce tourbillon des modifications des lieux, qui emportent avec elles la fragile mémoire de ce qui s’y est déroulé, et que ces pages cherchent à retenir. Peu à peu, ce retraité que tout le monde disait sans histoires et qui a accompli ce geste surprenant, imprévisible et singulier, nous devient familier, et on se découvre un peu tous « des papys de la côte normande ».

C’est le 13ème livre de Christine Montalbetti aux éditions P.O.L.

Christine Montalbetti est née au Havre et vit à Paris. Romancière (auteure chez P.O.L d’une huitaine de romans, d’un récit, de deux recueils de nouvelles), elle écrit aussi pour le théâtre: Baba court dans les paysages a été mis en espace par Philippe Calvario au Festival de Hérisson (2008), L’Avare impromptu par Nicolas Lormeau à la Comédie française dans le cadre des « Petites formes » (2009). La Maison imaginairerépondait à une commande de France-Culture. En 2009, Denis Podalydès crée Le Cas Jekyll, dont le Théâtre National de Chaillot est co-producteur, et qui tournera pendant plusieurs saisons. La pièce est reprise dans une nouvelle mise en scène d’Elvire Brisson au Théâtre des Martyrs de Bruxelles en 2012. En février 2017, Pierre Louis-Calixte créera Le Bruiteur au Studio-Théâtre de la Comédie française.

samedi 3 février 2018

Le 6e Prix des lecteurs de L'Usage du Monde a été attribué à Antoine Choplin

Le 6e Prix des Lecteurs de L'Usage du Monde a été attribué hier soir à Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar d'Antoine Choplin (éditions La fosse aux ours).


Et voici le rappel des votes :
- Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar - Antoine Choplin : 14 voix
- L'avancée de la nuit - Jakuta Alikavazovic : 7 voix
- Une chance folle - Anne Godard : 7 voix
- Les fils conducteurs - Guillaume Poix : 6 voix
- Climats de France - Marie Richeux : 5 voix

Un grand merci à tous les participants pour leur investissement et leur enthousiasme. Merci également à tous les auteur.e.s avec qui nous avons partagé de très beaux moments à la librairie.

mardi 23 janvier 2018

La librairie L'Usage du Monde est partenaire
de cette soirée-rencontre-projection avec Serge Toubiana.
Retrouvez-nous vendredi 26 janvier 2018
à partir de 19h30 au cinéma Club de l'étoile
(14 rue Troyon 75017 Paris).


Réservations et renseignements : 01.43.80.73.69

jeudi 4 janvier 2018

L'agenda des rencontres de janvier 2018



La librairie L’Usage du Monde vous souhaite une très belle année 2018 ! Voici le programme de nos rencontres pour le mois de janvier.

Vendredi 12 janvier 2018 à partir de 19h00
Rencontre avec
Marielle Macé
autour de son livre
Sidérer, considérer
Migrants en France, 2017
(Éditions Verdier)


Que faire du mélange de colère et de mélancolie que suscite en nous le traitement réservé aux migrants, cette humanité précarisé, avec tout ce qu’il peut y avoir de paralysant, de sidérant ? S’appuyant sur diverses expériences et sur une analyse nourrie de ses lectures, Marielle Macé tente d’opérer un retournement. Elle oppose à la sidération, la considération qui n’exclue pas la compassion ni la lutte. Tout en approfondissant le sens de ce mot, elle nous invite à risquer d’autres formes d’écritures politiques de l’hospitalité.

Marielle Macé est née en 1973. Ses livres prennent la littérature pour alliée dans la compréhension de la vie commune. Ils font des manières d’être et des façons de faire l’arène même de nos disputes et de nos engagements.

Jeudi 25 janvier 2018 à partir de 19h00
Rencontre avec
Elise Fontenaille
autour de son dernier roman
Kill the Indian in the Child
(Oskar édition)
et de l’ensemble de son œuvre jeunesse-ados.

 

Comme tous les jeunes Indiens, Mukwa, 11 ans, est envoyé à Sainte Cécilia, un pensionnat canadien pour apprendre à lire, écrire et parler anglais. Leur éducation était confiée à des religieux. Malheureusement, ces établissements ne ressemblaient en rien à des écoles traditionnelles, mais plutôt à des lieux de torture. À travers le regard de Mukwa, on découvre l'horreur et les maltraitances que ces enfants ont subies : privations de nourriture, mauvais traitements, sévices sexuels... car l'objectif des religieux était d'éliminer l'indien dans l'enfant, de supprimer le « sauvage » voué à l'enfer, leur faire oublier leur culture, leur religion, leur origine afin de sauver leur âme et de les assimiler à la civilisation canadienne.

Élise Fontenaille vit à Paris. Longtemps journaliste, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture. Elle publie principalement des romans jeunesse aux éditions du  Rouergue et Oskar éditeur. En adulte, elle publie ses romans chez Grasset, Stock et Calmann-Levy.


Jeudi 1er février 2018 à partir de 19h
Soirée de remise
du Prix des lecteurs
de L’Usage du Monde
 Une urne est mise à votre disposition à la librairie tout au long du mois de janvier pour accueillir vos votes !


Petit rappel des romans retenus pour l’édition 2017-2018 :
- Guillaume Poix, Les Fils conducteurs
- Antoine Choplin, Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar
- Jakuta Alikavazovic, L’Avancée de la nuit
- Marie Richeux, Climats de France
- Anne Godard, Une Chance folle
 

dimanche 3 décembre 2017

Les horaires de décembre

En décembre, L'Usage du monde est ouvert
du lundi au samedi de 10h à 20h
et le dimanche de 10h à 18h.

Librairie L’Usage du Monde
32 rue de la Jonquière – Paris 17

Rencontre avec les éditions Le Lézard Noir

Jeudi 7 décembre 2017 à partir de 19h00
Rencontre avec
Les éditions Le Lézard noir
  

Fondées en 2004 par Stéphane Duval, les éditions Le Lézard Noir se sont fixées pour but de mettre le Japon à l’honneur par le biais du roman graphique, du manga ainsi que du livre d’art. Après s’être donné comme premier credo « Japon et décadence », le catalogue s’ouvre à d’autres horizons afin d’illustrer diverses facettes et sensibilités de la culture nippone. Parmi les publications qui ont rencontré un succès public et critique, on peut citer les séries Chiisakobé, Tokyo Kaido ainsi que La Cantine de minuit.


vendredi 3 novembre 2017

Le programme des rencontres du mois de novembre 2017



Jeudi 9 novembre 2017 à partir de 19h00
Rencontre avec
Jakuta Alikavazovic
autour de son roman
L’Avancée de la nuit
(Éditions de l’olivier)


Paul, étudiant et gardien d’hôtel, est fasciné par Amélia, l’occupante de la chambre 313. Tout chez elle est un mystère, ses allées et venues comme les rumeurs qui l’entourent. Lorsqu’Amélia disparaît, Paul ignore qu’elle s’est rendue à Sarajevo, à la recherche de sa mère, d’un pan inconnu de son histoire – et de la nôtre : celle de la dernière guerre civile qui a déchiré l’Europe.
Dans ce roman incandescent, Jakuta Alikavazovic évoque ce qui est perdu et ce qui peut encore être sauvé.

Jakuta Alikavazovic est née en 1979 à Paris. Elle a grandi entre plusieurs langues, dont le bosnien et l’anglais, mais le français est « sa » langue, celle de son écriture si singulière. Après un recueil de nouvelles intitulé Histoires contre nature, elle publie Corps volatils couronné par le prix Goncourt du Premier Roman en 2008, Le Londres-Louxor, un roman hanté - déjà - par le spectre de la guerre, puis La Blonde et le Bunker distingué par la mention spéciale du prix Wepler. En 2013-2014, elle a été pensionnaire de la villa Médicis. Elle écrit par ailleurs des livres pour la jeunesse publiés à l'École des loisirs.


Jeudi 16 novembre 2017 à partir de 19h00
Rencontre-dédicace avec
Emmanuel Lepage
pour la parution de sa nouvelle bande dessinée
Ar-Men - L’Enfer des enfers
(Éditions Futuropolis)

  
Au large de l’île de Sein, à la pointe Finistère, Ar-Men émerge des flots. Construit en 1867, on surnomme ce phare mythique « L’enfer des enfers ». Sa lumière veille les navires, et les protège des récifs menaçants. Les hommes se sont succédés pour l’entretenir, sentinelles d’une côte déchiquetée que les marins redoutent. Germain, dans les années 1960, est l’un de ces gardiens téméraires et solitaires. Dans l’édifice isolé, contre vents et marées, il a trouvé son exacte place, emportant là ses blessures et son abandon d’une vie sur terre, avec les autres hommes. L’album est publié accompagné d’un DVD, « Les gardiens de nos côtes ».

Emmanuel Lepage est né en 1966 à Saint Brieuc, il est dessinateur, scénariste et coloriste de bande dessinée. Voyageur, bourlingueur, un peu moins maintenant qu’il est père, Emmanuel Lepage voyage parce que c’est un homme curieux. Curieux des autres, curieux de l’autre. Ce qui l’intéresse d’abord, ce sont les gens, les personnes, la vie.
Étrange paradoxe : sa notoriété de dessinateur repose, en grande partie, sur ces grands paysages, sublimes et lyriques, qui caractérisent ses plus grands succès : La terre sans mal, Muchacho.
Son regard, cependant, se porte ailleurs, sous la peau de ses personnages, vie intérieure qu’il fouille avec l’acuité, la sensibilité et le talent d’un dessinateur généreux, perpétuellement en recherche de sa vérité graphique. Oh, les filles ! en est le fruit le plus récent : son dessin, vibrant à l’unisson du cœur battant de Chloé, Leila et Agnès, est, sans aucun doute, l’un des plus justes de la bande dessinée actuelle.



Jeudi 23 novembre 2017 à partir de 19h00
Rencontre avec
Marie Richeux
autour de son roman
Climats de France
(Éditions Sabine Wespieser)

  
Tout commence à Alger en 2009, avec l’émotion profonde de Marie au moment où elle découvre « Climat de France », le bâtiment qu’y construisit Fernand Pouillon. La pierre de taille, les perspectives imposantes, elle les connaît intimement : elle a grandi à Meudon-la-Forêt, dans un ensemble bâti par le même architecte.
Mue par le désir de comprendre ce qui mystérieusement relie les deux lieux, elle plonge dans leur passé, et dans celui de leurs habitants. Plusieurs récits s’entrelacent, comme autant de fragments d’une histoire dont elle traque le motif entre l’Algérie et la France : l’arrivée de Fernand Pouillon à Alger en mai 1953, invité à construire mille logements pour la fin de l’année par le maire récemment élu ; le souvenir d’une nuit de 1997 à Meudon-la-Forêt, quand Marie, treize ans, ne parvient pas à s’endormir à cause des chants de deuil résonnant dans la cage d’escalier ; les confidences de son voisin Malek, que ses parents, sentant le vent tourner à Oran, ont envoyé en France en 1956 et qui devenu chauffeur de taxi, semble avoir échappé à la guerre dont la violence se déployait pourtant dans les rues de Paris.
Ici, comme en écho à l’émotion fondatrice, celle du lecteur naît de la manière dont l’écrivain laisse s’élever les voix de ces hommes et de ces femmes que l’histoire, parfois à leur insu, a traversés et qui, de part et d’autre de la Méditerranée, obstinément et silencieusement ont déroulé leur existence.

Marie Richeux est née à Paris en 1984. Elle produit et anime une émission quotidienne sur France Culture, « Par les temps qui courent ». Climats de France est son premier roman, après deux livres déjà parus chez Sabine Wespieser éditeur : Polaroïds (2013), un recueil de courtes fictions choisies parmi celles qu’elle a écrites pour les lire à l’antenne, et Achille (2015), une relecture contemporaine du mythe antique.


Jeudi 30 novembre 2017 à partir de 19h00
Rencontre avec
Anne Godard
autour de son roman
Une chance folle
(Éditions de Minuit)

  
  
Magda a été gravement brûlée lorsqu’elle avait quelques mois. Elle ne se souvient pas de l’accident, mais sa mère en a noté les circonstances dans un carnet. Toute son enfance, les opérations, les pansements, les cures thermales se succèdent. Sa mère se consacre à elle, on lui dit qu’elle est bien soignée. En somme, elle a une chance folle.

Anne Godard est née en 1971 à Paris. Elle vit à Tours. Elle enseigne la langue et la littérature françaises à la Sorbonne-Nouvelle-Paris 3. Elle a obtenu le Grand Prix RTL/Lire 2006 pour L'Inconsolable.

 
Librairie L’Usage du Monde
32 rue de la Jonquière – Paris 17
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